La cuisine islandaise

Flatkökur ©Inga Helgadóttir


Reykjavik

Reykjavik

Je ne vous apprendrai rien, ô vous les gens derrière l’écran, qu’à chaque pays sa cuisine. Mais quid de la cuisine islandaise ?  Avant de partir je me disais qu’ils devaient se nourrir de poissons. Alors, oui, certes, mais pas que.

La cuisine islandaise se compose essentiellement de poissons mais aussi de viande de mouton et pommes de terre. C’est une cuisine simple, sans chichis, comme souvent dans les pays scandinaves. J’y ai très bien mangé sur place, que ce soit dans des restaurants bon marché ou dans certains plus gastronomiques. La qualité des produits est au rendez-vous, ici pas de pollution. Ma seule surprise fût de voir sur un marché que tout était vendu congelé même les poissons et pas mal de fruits et légumes. Selon notre guide, Florence, c’est la coutume ici.

Les poissons : 

Les poissons de mer comme le ýsa (églefin), le þorskur (morue) et le steinbítur (loup de l’Atlantique) se préparent en filets roulés dans la chapelure et cuits à la poêle. D’autres comme le síld (hareng) sont préparés en marinade et se mangent sur des tartines de rúgbrauð, dont la saveur rappelle celle du pain d’épices. C’est super bon. Ces poissons se préparent également sous forme de harðfískur, filets séchés qu’on prendra volontiers comme aliment énergétique lors d’une marche longue et difficile. Le lax (saumon), le silungur (truite) ou encore le bleikja (omble chevalier) se mangent volontiers cuits sur la braise, préparés en papillotes. On trouve pour ces poissons des préparations plus élaborées comme le gravlax, filets de saumon marinés dans l’aneth et servis avec une sauce à base de moutarde (trop bon) et  le taðreyktur silungur, filets de truite fumés à la crotte de mouton,…

Des filets de truite fumés à la crotte de mouton ?
Oui….

Il est en outre possible de goûter à des spécialités pour le moins surprenantes comme la skata, raie faisandée que les Islandais mangent le soir du 23 décembre, ou encore le hákarl, requin de la mer du Groenland faisandé et servi en dés avec une gorgée de brennivín, alcool de pommes de terre aromatisé à l’angélique et au cumin des prés. J’ai goûté le requin faisandé pour voir, ce n’est pas aussi bizarre que j’aurais pu le croire, je n’ai même pas craché ^-^.

Hàkarl ©Michael Jessen licence CC BY-NC 2.0

Requin faisandé ©Michael Jessen licence CC BY-NC 2.0

Les viandes : 

L’Islande est le pays du mouton. Il est vraiment excellent. Vous pouvez déguster du lambalæri (gigot d’agneau) accompagné de rabarbarasulta (confiture de rhubarbe) et de petites pommes de terre caramélisées, du sneiðar (gigot tranché avec l’os) nature ou mariné, du birkireykt hangikjöt (pièce de mouton fumée au bois de bouleau) accompagné de chou rouge, petits pois et pommes de terre nappées de sauce béchamel, pendant les fêtes de Noël, ou encore du saltkjöt með baunum, viande de mouton salée servie dans une soupe de pois cassés, rutabagas, pommes de terre, oignons et carottes, pour fêter le printemps.

Moutons islandais ©Neil D'Cruze licence CC BY 2.0

Moutons islandais ©Neil D’Cruze licence CC BY 2.0

S’il est louable de goûter au blóðmor, boudin noir de mouton, ainsi qu’à la lyfrarpylsa, saucisson de foie, aucune obligation n’est faite en revanche au voyageur de tester les súrsaðir hrútspungar, testicules de bélier aigres, ni le svið, demi-tête de mouton dont on ne laisse que la cervelle.

Punaise, ca tombe bien !

Bien que majoritaire, la viande de mouton n’est pas la seule au menu. On trouve, notamment à l’affiche des repas de fêtes de fin d’année, rjúpa (perdrix des neiges) et hreindýrakjöt (viande de renne), dont la chair dépasse souvent en tendreté celle du bœuf. Par ailleurs, on peut toute l’année, sur les îles Vestmann et dans les restaurants islandais de la capitale, goûter aux magrets de lundi (macareux moine) fumés à la crotte de mouton…

Non… rien ….

Les pains : 

D’autres préparations boulangères existent aux côtés du rúgbrauð déjà évoqué, comme le maltbrauð (pain au malt) et le flatkökur, crêpe épaisse de seigle cuite sur la cendre (cliquez pour la recette, en islandais mais google translate is your friend).

Flatkökur ©Inga Helgadóttir

Flatkökur ©Inga Helgadóttir

Les produits laitiers : 

Le skyr est un dessert traditionnel à base de fromage frais battu avec du lait agrémenté de coulis de fruits ou de sucre, et le súrmjólk est un yaourt liquide largement utilisé avec les céréales au petit déjeuner. J’ai beaucoup aimé le skyr que j’ai trouvé à l’hôtel au buffet du petit déjeuner. Cela a une consistance de fromage blanc mais plus crémeuse, plus dense.

skyr

skyr

Les boissons : 

L’eau des glaciers, plusieurs fois millénaire, constitue l’ordinaire des repas islandais, ponctués de bières blondes plutôt légères mais que l’on boit par demi-litre et qu’il s’agit de ne pas confondre avec la jólaöl,bière de Noël à base de malt et de soda orange.

Icelandic Glacial

Icelandic Glacial

Un festival culinaire : Le Food and Fun Festival (j’adore le nom) se tient tous les ans à Reykjavik. Toutes les infos sur le site : www.foodandfun.is.

Voilà vous savez tout. Merci au petit guide sur l’Islande d’Icelandair qui m’a donné beaucoup d’info sur la cuisine locale.

Enjoy !

 

 

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