Restaurant La Grande Tour, Saint-Ay

Pascal Bouffety - Maître restaurateur - La Grande Tour


Restaurant La Grande Tour - Saint Ay

Restaurant La Grande Tour – Saint Ay

Pour visiter la région Centre Val de Loire, nous avions décidé de prendre le TGV jusqu’à Tours et de là, louer une voiture. C’était beaucoup moins fatiguant que de faire tout par la route, du moins pour moi. Après avoir récupéré notre Clio, nous sommes parties pour Bonneval, un joli petit village médiéval. Mais avant de le rejoindre, nous nous sommes arrêtés pour le déjeuner au restaurant la Grande Tour à Saint Ay.

La cuisine du maître restaurateur Pascal Bouffety est généreuse, classique, et met en valeur les produits locaux, frais et de saison. Nous avons passé un bon moment avec ma fille et nous avons beaucoup apprécié la terrasse. Avec le covid, on se plait encore plus au grand air qu’avant. Voici ce que nous avons pu y déguster :

Je n’ai pas fait de photos des desserts, on s’est mis à papoter avec le chef et paf la girafe 🙂 . Originaire du Bourbonnais, il s’est installé ici depuis bientôt 16 ans après avoir été chef au Luxembourg et à Nevers.

Etre chef était une vocation pour vous ?

Oui, je devais avoir 6 ans quand cela m’a titillé. Les parents de mon meilleur ami qui habitaient juste en face de chez moi étaient pâtissiers. Je passais mon temps là-bas et comme mes parents tenaient un commerce et qu’ils étaient très occupés, j’ai commencé à cuisiner. Mon coeur balançait entre pâtisserie et cuisine et ai finalement opté pour la cuisine.

Comment définiriez vous votre style ?

Il est simple. J’essaie de mettre en avant les produits de la région. Dans cette partie du département, à l’ouest, il n’est pas toujours aisé de trouver des producteurs et des circuits courts mais petit à petit, on y arrive. Etre Maître Restaurateur m’oblige à me remettre constamment en question. Cela donne l’information au client que tout est frais, fait maison. C’est clair et précis.

Je l’ai ensuite soumis (gentiment je vous rassure) à mon questionnaire 7 péchés Capitaux.

Colère : Qu’est-ce qui vous énerve ? 

Je ne suis pas du tout quelqu’un de coléreux mais de temps en temps je bougonne, surtout à la lecture de certains commentaires sur Trip Advisor qui ne sont pas justifiés. J’en ai eu un par exemple au sujet du pain. Nous commençons par offrir une boule de campagne puis ensuite, comme nous avons constaté que la deuxième était rarement terminée, nous donnons plutôt des morceaux de baguette de campagne. C’est exactement la même recette mais certains nous reprochent de ne pas donner une deuxième boule. Ceci m’agace parce que c’est dans un but de ne pas gaspiller. Je trouve cela blessant.

Orgueil : De quoi êtes vous le plus fier ? 

De mes enfants.  Et j’ai la chance d’avoir une fille qui travaille avec moi.

Envie : Y a-t-il un chef que vous admirez particulièrement ? 

Il y en a beaucoup qui me font rêver. Et plus c’est technique et moins je comprends et plus je suis fasciné. J’ai des souvenirs d’exceptionnelles langoustines servies avec un sabayon d’ail chez Didier Clément au tout début des années 80, d’un homard chez Roellinger à Cancale, de la cuisine de Pierre Gagnaire aussi. Aller chez un grand chef est pour moi comme aller au théâtre, un vrai spectacle.

Luxure : est-ce qu’être chef amène un petit truc en plus vis à vis des femmes ? 

L’image des chefs a changé c’est vrai. Mais la vie a changé, nos modes de vie aussi. Nous n’allons plus au restaurant de la même façon qu’avant. C’est devenu banal, il y a des chaines comme Courtepaille, Buffalo, La Criée…. Si on n’a pas envie de cuisiner, on s’y rend. Il n’y a plus le petit côté festif et exceptionnel.

Avarice : Est-ce qu’être chef permet de bien gagner sa vie ? 

Si vous faites un calcul avec un taux horaire, clairement pas. Quand on fait le bilan, on se dit que si l’on avait été salarié dans un bureau, on aurait une retraite tranquille. Heureusement que c’est la passion qui nous anime.

Paresse : Est-ce qu’il vous arrive de ne rien faire ?

Parfois en vacances, sinon jamais.  Mais parfois j’aimerais avoir le temps de ne rien faire.

Gourmandise : Que faut-il avoir goûté au moins une fois dans sa vie ? 

C’est difficile de répondre, j’aime tout. Peut être un poulet rôti. S’il est bien croustillant, que les blancs ne sont pas secs et que les cuisses sont bien cuites, c’est tellement bon. Quand j’étais plus jeune j’étais capable d’en manger un entièrement. Je le coupais en quatre et m’en régalais. J’aime les choses simples. Côté sucré, un Saint Honoré à l’ancienne, c’est merveilleux. Un Paris-Brest d’aujourd’hui c’est merveilleux.

Merci Pascal !

Restaurant La Grande Tour – 21 Route nationale, 45 130 Saint-Ay

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